Il suffisait de quelques pièces au fond de la poche pour que la sortie de l’école prenne des airs d’expédition. Direction la boulangerie, le bureau de tabac ou l’épicerie du coin, là où les bocaux s’alignaient derrière le comptoir et où chaque décision comptait.
Les bonbons à la pièce, un vrai budget
Avant même de savoir faire une division, on savait exactement combien de bonbons on pouvait obtenir avec ce qu’on avait en poche. On désignait du doigt, on hésitait, on changeait d’avis, et on repartait avec un petit sachet en papier, souvent plus léger qu’espéré mais toujours précieux.
Ce qu’on trouvait dans le sachet
- Les bonbons acidulés qui piquaient la langue et faisaient grimacer à coup sûr.
- Les rouleaux de réglisse qu’on déroulait lentement pour les faire durer.
- Les guimauves moelleuses, à manger d’une bouchée ou à étirer longtemps.
- Les chewing-gums en forme de tout et de n’importe quoi, avec leur promesse de bulles géantes.
- Les colliers de bonbons qu’on portait fièrement… avant de les croquer un par un.
La cour de récré, grande bourse d’échange
Un bonbon n’était jamais seulement un bonbon. C’était une monnaie, une preuve d’amitié, parfois une petite négociation. On partageait avec les copains, on échangeait un acidulé contre deux guimauves, et certains gardaient leurs préférés pour la fin de la journée.
Pourquoi ils nous manquent autant
Au fond, ce n’est pas seulement le goût qui revient : c’est le bruit du sachet, la sensation d’avoir choisi soi-même, le petit luxe d’un après-midi ordinaire. Retrouver un bonbon d’enfance, c’est rouvrir tout un tiroir de souvenirs.
Et vous, quel était le bonbon que vous preniez à chaque fois ?